Social Change Nantes 2021 : mission, valeurs et gouvernance parmi les clés RSE de l’entreprise de demain

Sur la scène de Social Change Nantes à La Cité des Congrès, le 14/12/21, témoignage RSE de l'artisan boulanger Frédéric Brangeon (au centre) avec Marion Andro (à gauche) et Sbastien Bolle (à droite)
Sur la scène de Social Change Nantes à La Cité des Congrès, le 14/12/21, témoignage RSE de l’artisan boulanger Frédéric Brangeon (au centre) avec Marion Andro (à gauche) et Sébastien Bolle (à droite)© Ouest Médias

Quatrième édition de Social Change Nantes, mardi 14 décembre 2021, à La Cité des Congrès : 1200 participant.e.s malgré un contexte sanitaire encore tendu. L’entreprise de demain et son impact au cœur des échanges durant cette journée dédiée à la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Parmi les points clés, en synthèse, pour appréhender les organisations à moyen terme : quelle est la mission (ou le projet) induisant les valeurs qui fourniront le sens pour les salariés ? Quelle gouvernance ? Comment la partager et associer les collaborateurs ? Quel est le contrat social avec la jeune génération pour répondre à ses attentes et aussi l’embarquer dans l’aventure ? Beaucoup de questions… et des réponses qui ont émergé au gré de la plénière, des quatre témoignages, deux tables rondes, cas d’école et tutoriels. Partenaire de cet événement, aux côtés de l’agence API, co-organisatrice, Ouest Médias pilotait le livetweet éditorial sur le compte SC_Nantes_.

Plaidoyer pour une RSE sincère et concrète, portée par tous, au service de l’intérêt général et gage de performance globale

Parmi les thèmes abordés durant la journée, plusieurs font écho à des cas clients en cours, au sein de l’agence Ouest Médias, quand il s’agit de valoriser la RSE, avec justesse et mesure, dans une stratégie de communication digitale génératrice de sens :

  • Les actions concrètes, pas-à-pas, valent beaucoup mieux que les déclarations d’intention et effets d’annonce. Ce qui est en phase avec une stratégie de contenu Marque Média portée par un site internet d’entreprise pour laquelle la règle du moins mais mieux prévaut. Comme l’a noté Léa Lhermite (Junior Entreprise Audencia), interrogée durant la première table ronde consacrée à la jeune génération, la communication web et réseaux sociaux sur la RSE est une chose, la réalité et le vécu en sont une autre !
  • Dans un contexte de recrutements en tension, caractérisé justement par de jeunes talents attentifs et très informés (car ils n’hésitent pas à se renseigner auprès des salariés), la marque employeur sort renforcée si une telle démarche, honnête et transparente, est de mise. L’entreprise doit aussi changer de paradigme notamment vis-à-vis des stagiaires et alternants : que va-t-elle (peut-elle, doit-elle…) faire pour favoriser leur montée en compétences ? Le postulat du contrat social entre les deux parties est bien celui de l’échange pour s’apporter de façon mutuelle.
  • Le rôle du management est central, comme l’a rappelé Karine Ongaro (SNCF). Il n’est plus seulement le garant technique. Il doit lui-même évoluer pour accompagner. C’est un pivot RH majeur d’autant plus dans un cadre général de transformation numérique des entreprises… qui induit, en parallèle, de nouveaux usages avec de possibles décalages entre ceux qui ont une appétence pour le digital et ceux qui sont plus réticents ! La formation des managers est un défi à relever…
  • La RSE est l’affaire de toutes et tous, sans distinction de taille de l’organisation : de l’artisan-boulanger Frédéric Brangeon, en quête de performance durable et 100% en phase avec son territoire, à la SNCF et ses 150 métiers en passant par l’ETI familiale LNA Santé dont le capital est détenu à 10% par ses salariés ou l’industriel JVD qui promeut le Made In France.

A chaque organisation de trouver sa voie et son chemin RSE selon son histoire, sa culture, son activité… sa mission ou son projet !

Les cinq piliers de la RSE : social, environnement, activités économiques, territoire et gouvernance
Les 5 piliers de la RSE – © plateforme RSE Nantes

Que l’on parle de mission (au sens de la Loi Pacte) ou de Projet (avec un P majuscule tel que le définit le chercheur en sciences de gestion Jean-Pierre Bréchet, « à savoir sous une forme permettant de tenir compte en même temps des différentes dimensions de l’entreprise, [c’est à dire] technico-économique, individuelle, existentielle et collective » dans Repenser l’entreprise, Presses Universitaires du Septentrion 2018), il faut un point de départ au processus comme l’a détaillé Mathieu Nebra, co-fondateur d’Open Classrooms.

« Tout part de la mission… mais cela ne suffit pas. Les valeurs doivent aussi être définies par les salarié.e.s. Ils viennent pour le sens. Ils restent pour la capacité réelle à faire bouger les choses. »

Mathieu nebra

En débrief du témoignage de Laetitia Longeard (CEDREO), Christophe Bultel (directeur ISG Nantes) a partagé une matrice possible :

  • Compréhension des enjeux
  • Appropriation collective
  • Mobilisation et partage
  • Structuration de la démarche RSE

Jusqu’à envisager ensuite le partage de la gouvernance et co-construction du plan stratégique à 3/5 ans.

La RSE vue comme l’un des leviers majeurs de sortie de crise Covid-19 selon France Stratégie

Hasard ou coïncidence, France Stratégie a dévoilé mercredi 15 décembre 2021 une liste de 31 recommandations pour faire de la RSE tant « une ambition partagée » que l’un des moteurs de la sortie de crise économique engendrée par la crise sanitaire Covid-19 toujours en cours. Alors que la France s’apprête à prendre la Présidence de l’UE pour le 1er semestre 2022.

En savoir plus : lire le rapport RSE, propositions des parties prenantes pour 2022

Trois entrées en guise de leitmotiv et d’appel à l’union :

  • « Il est essentiel d’organiser les conditions pour que la pérennité d’une entreprise se joue sur sa capacité à atteindre des objectifs sociaux, sociétaux et environnementaux tout autant que sur sa performance financière…
  • La RSE contribue à la maîtrise des impacts de l’activité en prenant en compte le long terme et à la prévention des risques dans les chaînes de valeur. 
  • Le vœu formé que les parties prenantes de l’entreprise, tant en France qu’aux niveaux européen et international, nouent le dialogue nécessaire à l’émergence d’un modèle ambitieux de relance économique responsable, dont la performance allierait transition écologique et justice sociale. »

Chacun.e à notre niveau – c’est la théorie connue du colibri –, nous sommes un maillon de la chaîne… et acteur individuel du changement global.

Le replay du Livetweet #SocialChangeNantes propulsé par Ouest Médias

Pierre Minier / Ouest Médias

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