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5 conseils… foot, photo et réseaux sociaux

Troisième tutoriel de la série dédiée aux photos de football et par extension de sport. Après avoir abordé les conseils de base pour maîtriser les techniques de prises de vues puis le matériel pour les mettre en œuvre autour d'un terrain, on rentre désormais dans les détails, en intégrant les évolutions des usages liés à la transformation numérique. Envisager l'image sans sa dimension réseaux sociaux… c'est être en partie à côté de l'époque. Pas question de filtrer jusqu'à la caricature mais seulement d'être résilient.

La photo de sport a progressivement investi le champ des réseaux sociaux qui sont devenus l'une des clés de voûte de la communication digitale et du marketing des clubs de football professionnel en Ligue 1 et Ligue 2. Les semi-pros et/ou amateurs en National 1, 2 et 3 (voir par exemple le compte Twitter des Vendéens de l'AS Châtaigneraie) s'y sont également mis, sollicitant le plus souvent des photographes bénévoles pour les alimenter en contenu visuel. Mouvement identique dans les autres disciplines collectives, volley-ball, handball, basket… et individuelles.

Envisager aujourd'hui une image sans sa capacité à être partagée sur un fil d'actualité Twitter, Instagram avec la déclinaison possible au sein d'une story, Facebook et site web… ce qui implique une prise en compte de contraintes spécifiques en amont… revient à ignorer l'évolution des missions d'un reporter de terrain. Surtout, en anticipant ainsi pour ensuite réduire au maximum le temps de post-production, on se concentre sur le cœur du métier, les photos… et non sur les tâches secondaires liées au traitement. "Ce que la photographie reproduit à l'infini n'a lieu qu'une fois" dit Roland Barthes dans La Chambre claire ! L'essentiel est donc de saisir cet instant plutôt que de multiplier les séquences inutiles devant son ordinateur… C'est une façon également de garantir l'authenticité de son travail sans abuser du logiciel Adobe Lightroom et autres filtres qui aboutissent à une vision artificielle du monde et non à une représentation de la réalité !

Cinq conseils simples pour des photos de football ou de sport… socialmedia compatibles !

  1.  Une production photo HD déclinable selon les canaux : le smartphone est l'outil idéal pour alimenter une story Instagram en mode coulisses, clins d'œil en bord de terrain ou en conférence de presse… il offre souplesse et fluidité à un community manager mais il avoue vite ses limites. Dès le début de l'échauffement et jusqu'au coup de sifflet final d'une rencontre, recourir à du matériel professionnel (boîtiers, optiques) devient indispensable pour aller chercher plus loin grâce à un zoom ou un téléobjectif, photographier net et plus vite grâce à un autofocus performant et de la cadence de déclenchements (14 images par seconde pour le reflex haut de gamme Canon EOS 1DX2), s'affranchir des diffilcutés liées aux basses lumières via des objectifs à grande ouverture f2.8. Mais le workflow doit être envisagé d'un bloc : une production unique HD ensuite déclinée selon la temporalité entre le temps réel d'un Livetweet et story Instagram, voire fil Facebook, le replay et compte-rendu sur le web… en jpeg allégé et compressé… puis, si nécessaire pour le client, la haute-définition pour le print.
  2. Soyez dans le match le plus possible : plus on est sur l'ordinateur à traiter, plus on sort du match en prenant le risque de rater des occasions importantes… surtout en football, où les buts sont rares. A moins de fréquenter la Premier League anglaise. En volley, hand ou basket… les points ou buts se succèdent, c'est plus facile d'enchaîner mais la valeur symbolique d'une joie reste décisive à l'instant T. Du matériel adapté, testé et fiabilisé, des batteries chargées et des accus de rechange, des cartes mémoire à haute vitesse d'écriture, un transmetteur Wifi boîtier vers ordinateur, un routeur 4G autonome, des routines mille fois répétées pour ne plus réfléchir aux gestes récurrents… sont parmi les clés d'une mission réussie. L'essentiel, c'est le jeu. D'où l'intérêt stratégique de fonctionner en binôme (les clubs de Ligue 1 dans l'ensemble sont ainsi organisés) entre un photographe terrain et un community manager qui réceptionne les images puis les injecte dans les flux.
  3. Préférez le jpeg ou RAW + jpeg au RAW seul : un fichier RAW est lourd, une rafale en RAW sera très lourde… et la mémoire tampon du boîtier risque de saturer. Le RAW n'est pas adapté à la photo de sport en action, dont le football, avec une contrainte supplémentaire de transmission en direct car il implique aussi de développer l'image puis de l'enregistrer en jpeg. Soit de précieuses minutes perdues… Mieux vaut privilégier le jpeg sans perte de qualité (en 10 ou 12 selon les boîtiers), tout sera plus rapide : l'écriture sur la carte mémoire, le transfert de la carte vers l'ordinateur (en Wifi ou physiquement via un lecteur dédié), l'ouverture des fichiers, etc… Un fichier jpeg qualité maximale issu d'un Canon EOS 1DX2 en 5472x3648 pixels pèse 5,3 Mo contre 57,1 Mo en RAW.
  4. Travaillez toujours sur une copie du fichier original et compressez : pour cela, structurez les dossiers de votre ordinateur selon le chemin de votre workflow. Les fichiers originaux, en sortie de boîtier(s), doivent être stockés dans un dossier initial… à partir duquel, fichier par fichier à traiter, il convient de créer des copies de travail unitaires qui seront recadrées au format, allégées en pixels puis enregistrées en jpeg 5. Une image destinée à Twitter en 960x540 pixels sort ainsi à 150/180 ko en moyenne à partir d'une source toujours en 5472x3648 pixels.
  5. Adaptez la prise de vue photo au format du réseau social de destination : Twitter et Facebook sont en largeur, Instagram en carré avec une déclinaison story en hauteur… ne laissez pas la main à la plateforme de publication car le recadrage automatique, avec plus ou moins d'intelligence artificielle à base d'apprentissage et de reconnaissance, n'est pas encore au point. Adaptez votre cadre à la prise de vue et orientez votre choix vers une photo qui va se prêter à un recadrage en multi-formats… comme présenté ci-dessous. L'horizon doit être droit même si le monde va parfois de travers. Redressez de 1 à 2 degrés si nécessaire. La netteté irréprochable est une condition sine qua non… Montez la vitesse (1/800e, 1/1000e) pour éviter les flous de mouvement comme un ballon avoïde au moment de la frappe ! Même si le boîtier est bien réglé, il y aura éventuellement une légère correction de lumière à effectuer. Vous avez entre 30 secondes et moins d'une minute pour gérer l'ensemble de ces tâches pour délivrer au community manager un contenu en phase avec le tempo de la partie en cours.

Ouest MEDIAS format photo Twitter tutoriel

Format largeur 36x24 ou 16/9 pour Twitter, Facebook et le web

Ouest MEDIAS format photo square Instagram

Format carré pour le fil d'actualité Instagram

Ouest MEDIAS format photo Instagram story

Format hauteur 9/16e pour une story Instagram

Bonne saison, bons matchs et bonnes photos ! 

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  1. Comment réussir vos photos de football ?
  2. Comment réussir votre reportage photo ?
  3. Quel matériel pour vos photos de sport… et de football ?

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