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SocialMedia : quand les journalistes évoluent

Publication cette semaine, par Cision France, d'une étude menée auprès de 357 journalistes de l'Hexagone quant à l'usage des réseaux sociaux par ces derniers. La jeune génération (18/27 ans), digital native, bouscule les codes du métier. Sources de veille, d'information, communication et interactions, les SocialMedia s'imposent aujourd'hui aux côtés des outils plus traditionnels. Leur usage demande du temps : 70% des sondés y passent plus de 2 heures par jour. Synthèse des data en infographie.

Les médias constituent un secteur d'activité qui a vécu la disruption avant l'heure. Dès le début des années 2000, le web, via l'apparition des premiers pure-players, a bousculé les positions établies. Les grands groupes de presse avaient alors tenté de réagir en achetant à tours de bras des sites qui, pour nombre d'entre eux, étaient sans réel intérêt. Jusqu'à l'explosion de la bulle internet. Les politiques du tout gratuit, ensuite suivies, ont mené les éditeurs dans des voies sans issue(s) dont ils peinent à sortir pour tenter de restaurer un modèle économique, à l'heure de la chute inexorable du print et de la délinéarisation des contenus audiovisuels.

Avec l'apparition des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Youtube, Instagram), c'est une nouvelle vague d'ubérisation qui a frappé la profession. Auparavant, le journaliste allait à la source, collectait l'information, la vérifiait, la mettait en perspective pour la délivrer à ses lecteurs, auditeurs, téléspectateurs. Cette temporalité a explosé avec l'alimentation en continu des fils d'actualité par chaque citoyen, rivé en permanence à son smartphone. Aujourd'hui, l'émetteur du contenu et le « consommateur » de celui-ci, devenu une information par le traitement journalistique (parfois de plus en plus sommaire…), est de façon récurrente et croissante une seule et même personne : un inconnu qui a filmé tel événement (on vient encore de le voir avec les images des cyclones Irma et Maria) et l'a posté en direct sur l'un de ses comptes personnels !

Une évolution des usages et pratiques qui posent la question centrale des fakes news… un « grave problème » pour 72% de ce l'échantillon de cette étude.

Six profils types identifiés selon les usages

Dans ce contexte, les data Cision France, analysées en partenariat avec l'Université anglaise Canterbury Christ Church, dressent le portrait-robot de six catégories de journalistes dont les caractéristiques sont détaillées dans l'infographie de synthèse ci-dessous :

  • Architecte (5%)
  • Promoteur (17%)
  • Messenger (10%)
  • Chasseur (20%)
  • Observateur (33%)
  • Sceptique (13%)

Si 94% des professionnels interrogés déclarent être présents sur les réseaux sociaux, contre 91% en 2016, l'objectif de l'utilisation de ces canaux est d'abord centré sur le partage et la promotion des contenus.

Le podium des trois réseaux leaders tient bon !

Twitter et Facebook sont toujours sur les deux premières du podium mais changement de leader. Linkedin complète le trio. Sous l'impulsion des plus jeunes, digital native, Youtube passe de 30% à 50% et se classe 4e.

Une activité de veille et partage chronophage

Que l'on soit journaliste ou professionnel d'un autre domaine d'activité utilisant les réseaux sociaux pour son business, cela demande du temps, beaucoup de temps !

Télécharger l'étude complète (Cision)

L'infographie complète…

source Cision